Le lever fut assez difficile, déjà que d’habitude je trouve cela difficile de se lever à 6h30, lorsqu’il s’agit d’ouvrir les yeux à 4h20 c’est tout de suite moins drôle…
Mais bon, toutes les conditions sont réunies pour que la journée se déroule à merveille : mes bagages sont prêts depuis la veille (vers minuit environ), je suis dans les temps pour attraper mon premier avion, et j’ai l’immense plaisir de prendre une dernière fois avant mon départ un petit déjeuner en compagnie de ma chérie, Stéphanie.
Et puis hop, c’est parti, direction l’aéroport de Blagnac (près de Toulouse), il est alors 5h20. Une fois arrivé, j’effectue l’enregistrement de mes bagages, et reçois mes cartes d’embarquement. J’en profite ensuite pour échanger des euros contre des dollars à un taux assez peu intéressant, faites pas comme moi, n’oubliez pas de faire cela à votre banque préférée quelques jours avant votre départ !
Puis je profite des dernières minutes qui me restent pour dire au revoir à Stéphanie, enfin « au revoir » est un bien grand mot (oui je sais ça en fait deux), je ne pars « que » trois mois… mais bon, elle va me manquer c’est certain.
A 6h30, j’embarque direction London Gatwick, à bord d’un Boeing 737 de British Airways (un coup de pub ne fait jamais de mal, même si je n’ai pas d’actions chez eux). L’avion décolle à 6h55 et le vol dure environ 2h.
Une fois arrivé, je dois prendre mon mal en patience, et attendre 2h pour mon prochain vol. Il est alors 8h à Londres, et j’en profite pour me pencher sur le réglage des fuseaux horaires que propose ma montre (ouais, pour une fois ça va me servir ! En plus, je viens de comprendre comment ça marche :-)
A 10h, ça y est je peux embarquer pour le prochain vol à destination de Dallas. Celui-ci est programmé pour 10h25, et dure… gloup… 9h50 !!! Mais qu’est-ce que je vais bien pouvoir faire pendant tout ce temps ??? Il faut préciser que je n’ai même pas la possibilité de sortir l’ordinateur portable, car celui-ci a une autonomie d’une heure au maximum, alors pourquoi ne pas lire les super livres que j’ai emportés avec moi ? Ben il y a justement une très bonne réponse à cette question : tout simplement parce que je les ai mis dans ma valise, qui est dans la soute (bravo, roi des c… !)
Mais une fois dans l’avion, toutes ces questions disparaissent, car une fois que je suis assis dans le siège du 777, j’ai en face de moi, incrusté dans l’appui-tête du siège de devant, un petit écran couleur de bonne définition, avec quelques commandes sur l’accoudoir. Là je me dis « tiens, on va bien s’entendre tous les deux ! » Une fois que l’avion a décollé, l’écran se met en marche et j’ai 18 chaînes à ma disposition, plus une appelée map, qui donne des informations sur le vol (position de l’avion sur une carte façon GPS, altitude, vitesse au sol, température extérieure). Cela m’a permis de savoir que pendant quasiment tout le vol, on a volé à une hauteur de 10 km, à la vitesse de 900 km/h, et que dehors il faisait froid, genre -30°C.
Mais le reste du temps, j’en ai profité pour écouter la radio ou regarder des films. Ainsi j’ai pu voir « Failure to launch » (désolé je ne connais pas le titre en français), avec une actrice de la série « Sex & the city », c’était assez marrant j’ai bien aimé. J’ai vu aussi un film qui raconte l’aventure d’une meute de Husky dans l’antarctique, il me semble que le titre est « Prisonniers de l’Antarctique » ou quelque chose comme ça. J’ai beaucoup aimé ce film, il y a de belles images, et il est très émouvant. Le troisième film que j’ai vu (ben oui, fallait bien faire passer le temps) s’intitule « Firewall » avec Harison Ford. J’ai moins accroché qu’avec les deux autres, c’est un peu bizarre comme histoire, et même si les acteurs sont bons, je n’ai pas été plus captivé que ça. Et enfin, après tout ce cinéma, j’ai pu apprécier un épisode de « Friends », et un autre de « Joey » (Matt Leblanc dans Friends).
Bon, assez parlé de films, c’est pas tout mais quand c’est qu’il arrive mon avion ? Ah oui, pour patienter on avait également des repas servis, c’était pas mauvais du tout, mais je préfère quand même quand c’est moi qui cuisine, na.
Et pour tuer encore un peu de temps, j’ai aussi discuté avec mon voisin qui revenait chez lui au Texas, après avoir été en Allemagne pour assister à un match de la coupe du monde de Football puis visité un peu l’Europe. Très sympa, on a pu pas mal discuter de tout et de rien.
Ah, ça y est on arrive, c’est pas trop tôt !
Une fois sorti de l’avion, je dois passer par le service d’immigration américain. Il faut faire la queue, c’est long… mais je m’en fiche, de toute façon mon prochain avion est dans quatre heures ! Je présente tous les papiers à l’agent au guichet, ça a l’air ok, je donne mes empreintes digitales, puis elle prend une photo de moi (« eh, dites, j’ai tué personne moi ! ») et c’est bon, allez circulez !
Je dois ensuite récupérer mes bagages afin de passer la douane. Là aussi, c’est passé comme une lettre à la Poste : je ne me suis pas fait contrôler, c’est toujours ça de gagné en temps et en fatigue. Puis, je redonne mes bagages pour qu’ils soient chargés à bord de mon prochain vol.
Me voilà enfin tranquille, je n’ai plus qu’à attendre, et « visiter » (mouais, un aéroport c’est pas très exotique…) J’ai de la chance quand même, car le terminal où je suis arrivé est le plus récent, et il faut avouer qu’il est assez beau. Dehors il fait super chaud, et j’en profite pour faire quelques photos, et admirer les voitures et trucks américains (ils sont de toute bôôôté).
Image 1 : En sortant du terminal
Image 2 : Entrée du parking
Image 3 : Le terminal D de l'aéroport de Dallas
Image 4 : Dans l'aéroport
Image 5 : Euh... je suis bien à Dallas au moins?
Mais mon vol est à un autre terminal, donc je dois m’y rendre, et pour cela je dois marcher, emprunter une passerelle, prendre une navette, et j’y suis enfin. C’est vraiment une autre échelle : cet aéroport est une ville à lui tout seul ! (le gars dans l’avion m’avait prévenu)
Après pas mal de temps d’attente, et des prises de têtes monstrueuses sur des grilles de Sudoku plus tard, il est enfin temps d’embarquer. Je ne sais pas quel type d’avion c’est, il a deux réacteurs collés à la queue, et je n’ai même pas regardé la marque. Mais il vole bien, c’est le principal. Mais alors qu’est-ce qu’il fait comme bruit, surtout que j’ai été placé tout à l’arrière de l’appareil. Heureusement ils n’avaient plus de places côté fenêtre, sinon j’aurais eu le réacteur comme voisin, je pense qu’on peut trouver mieux…
Enfin j’arrive à Reno, et mes amis sont là pour m’accueillir : Tim et Marcia. On monte alors dans leur voiture direction la maison (1h30 de route, mon voyage n’est pas encore fini !)
Image 6 : Sortie de l'aéroport de Reno
Image 7 : Tim et Marcia
Image 8 : Moi, un peu fatigué
Finalement, on arrive à Sierra City vers 22h30, je pose mes affaires, et offre à mes amis les cadeaux que je leur ai ramenés de France (et qui ont fait bon voyage, heureusement). Je retrouve Michael (un des fils de mes amis), et fais la connaissance de son amie. Enfin, je vais me coucher, il est 23h30 : cela fait 28h que je me suis levé le matin, I need to sleep !!!